mercredi 30 novembre 2011

Consultations dynamiques de Chez Gangoueus

Salut l’ami(e) ! (*)


Tu fréquentes cet espace depuis belle lurette et je dois avouer que je ne me suis pas foulé pour renouveler la structure de cette case où nous venons régulièrement parler avec toi de ces littératures d’Afrique, de sa diaspora et d’autres coins du Quart-Monde. Je t’avoue que la mise en page et autres cabrioles « htmliques » ne sont pas ma tasse de thé. Mais vois-tu l’ami(e), j’ai choisi une bonne plateforme pour créer ce blog, à savoir Blogger. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’un blog, outil accessible à n’importe quel novice, l’important étant avant tout le contenu de cet espace. Et, je dois dire qu’ils ont bien bossé les développeurs de Google pour permettre ce nouveau mode de consultation dynamique des blogs.


C’est de mon point de vue une belle réussite. Dès que j’aurai un peu de temps, je la customizerai un peu, pour me démarquer…


En attendant, je t’invite, toi l’ami(e) des lettres venues de mon continent à découvrir ce nouveau mode de consultation avec une possibilité de visionner des articles plus anciens qu’on a parfois du mal à retrouver avec le système actuel de pagination.

Pour cela ajoute « /view » à l’adresse internet du blog Chez Gangoueus ou clique tout simplement ici.


Quelques exemples de consultation :
Mosaic / Classic / Magazine / Sidebar (mon préféré) / Snapshot / Timeslide / Flipcard


Dis-moi tes préférences, l'ami(e) !

(*) Je vous prie d'excuser le tutoiement intempestif de cette note. Il est exceptionnel et il traduit une bonne humeur. Mais rassurez-vous, je reste raisonnable.

jeudi 24 novembre 2011

Jacques Dalodé : Très bonnes nouvelles du Bénin

Chacun voit midi à sa porte. Chacun peut interpréter un titre. Ce que l’on ignore souvent, c’est que le titre d’une œuvre est parfois le reflet de rudes empoignades ou d’amicales recommandations entre l’éditeur et l’écrivain. Le titre oriente notre lecture, et en terminant un bouquin, je me pose toujours la question de la pertinence d’un titre. Ici, il s’agit bel et bien de treize bonnes nouvelles venant du Bénin chargées de bonne humeur, du rire grave de Jacques Dalodé, auteur arrivant sur le tard à la littérature, nanti d’une expérience à partager aux nouvelles générations.



Dans les différentes nouvelles qui composent son recueil, Jacques Dalodé met en scène un groupe de personnages récurrents à des périodes différentes de leurs vies respectives, les faisant interagir et il dresse avec brio et très simplement des scènes de vie béninoises en Cotonou et Boulagon, un village imaginaire qui ressemble à si méprendre à celui de l’auteur. Sur le fond, l’intérêt de la narration de l’ingénieur retraité réside dans le balancement très bien coordonné entre le monde de l’arrière-pays béninois et la réalité urbaine de Cotonou, dans ce va-et-vient des personnages entre leur imaginaire et la réalité quotidienne. Toujours sur le fond, le monde que décrivent les nouvelles est ancré dans des croyances occultes, dans la corruption de fonctionnaires qui imprègne l’atmosphère ou en interaction avec l’étranger qui débarque avec les sabots du jugement à l’endroit du petit peuple qui tente tant bien que mal de joindre les deux bouts. Sur la forme, la touche qui donne une dimension particulière à ce recueil de nouvelles réside dans la truculence et la distance de l’auteur s’emploie à décrire et à rire avec un cartésianisme militant. On sent que Jacques Dalodé sait de quoi il parle, l'ingénieur béninois ayant longtemps travaillé dans son pays, mais qu’il a également le recul de celui qui jauge les choses de l'extérieur. C'est une invitation à la distance par le rire qu’il propose au lecteur qui de mon point de vue est une belle réussite. On lit aussi dans certaines nouvelles, quelque chose de plus personnel, le témoignage selon lequel la corruption n’est pas une fin en soi, elle n’est pas inhérente à l’homo africanus. Elle reste un choix, même si le système s’emploie à faire pencher l'individu des défenses d'intérêt au détriment du plus grand nombre. Là, c’est l’expérience qui parle l'auteur.


Loin de l’oppression, le lecteur se délecte de situations scabreuses, hilarantes, parfois dramatiques. Mais de manière générale, les nouvelles sont bonnes. Je joue, avec le titre. Je donnerai une mention spéciale à la nouvelle qui voit Daa Boulanon, grand devin et autorité spirituelle version afrocentrée de Boulagon, perdre ses pouvoirs. J’ai littéralement rigolé dans le RER en la lisant.


Je vous invite donc à découvrir ce recueil, et à venir nous donner des nouvelles de votre point de vue.


Écoutons, le docteur Cobli face à une foule médusée par un  « évènement surnaturel » :
Je le sais, beaucoup parmi nous pensent : « C'est la faute à cette satanée pluie. » Pourtant il ne pleut plus. Le soleil brille au-dessus de nos têtes mais nos coeurs restent froids. Pourrquoi cela? Parce que nous nourissons des idées fausses. Ces idées, il nous faut absolument les chasser de nos têtes, leur dire : «  Halte! on ne passe plus! » Ce n'est pas la pluie qui a semé l'angoisse et la désolation, c'est notre peur irraisonnée du pluviateur, comme notre ami Jo aime à désigner le Dannon. Aucun jeteur de sort ne nous a réduits au silence. Nous nous taison parce que nous nous laissons impressionner. Ne pas croire aux sornettes, c'est la clé de la force mentale.
Page 83, Editions Gallimard, collection Continents noirs

Très Bonnes lectures !

Jacques Dalodé, Très bonnes nouvelles du Bénin
Editions Gallimard, Collection Continents noirs
1ère parution en 2011, 235 pages

D'autres points de vue :
Encres vagabondes, Cultures Sud

Ecoutez Jacques Dalodé sur France Culture et RFI.

lundi 21 novembre 2011

Chimamanda Ngozi Adichie : L'hibiscus pourpre

Quand commence ce roman, la tension est déjà à son comble. Nous sommes dans une famille catholique nigériane vivant dans une grande ville de ce pays. Le père est à la fois un grand industriel,  le directeur d’un grand journal indépendant et mécène par de nombreuses actions caritatives. Pourtant, on comprend que ce retour au domicile, après la messe du dimanche des Rameaux, est plus qu’explosif. Jaja, fils aîné modèle n’a pas pris sa communion et la réaction du père, très rigoriste, est plus que démesurée. C'est Kambili qui, interloquée par l’acte de rébellion de son frère, nous transmet du haut de ses quinze ans le regard d’une adolescente oppressée.
Copyright Tous droits réservés par simakorenivski
Pour comprendre la scène apocalyptique qui introduit le lecteur dans un univers complexe, Kambili remonte une ou deux années plus tôt et nous raconte avec quelle poigne de fer, Eugène, ce notable nigérian dont la probité morale, l’engagement politique, le sens des responsabilités contrastent avec la tyrannie avec laquelle il élève ses enfants et la violence qu’il déploie sur son épouse. Il est le centre de l’univers de cette famille, ses enfants donnent le meilleur dans les écoles huppées qu’ils fréquentent pour plaire à ce père. Béatrice, la mère maltraitée compense avec une forme d’effacement les excès de son mari. Kambili est une jeune fille douée, qui observe tout. Si on oublie que c’est un monologue qu’elle nous livre on pourrait la croire bavarde, mais il s’agit bien d’une adolescente qui ne sourit pas, qui ne parle que très peu et qui fait tout pour obtenir l’approbation de son père.

C'est le premier aspect passionnant et extrêmement réussi de ce roman de Chimamanda Ngozi Adichie. Faire rentrer le lecteur dans la tête de Kambili. Elle arrive à traduire le formatage de l'esprit de l'adolescente avec beaucoup de vérité allant jusqu'à exprimer une pensée où l'obsession du détail qui caractérise la jeune fille a quelque chose d'émouvant et de fort. C'est d'ailleurs une dimension de la narration dont j'ai perçu la subtilité alors que j'étais bien avancé dans ma lecture. 

Le deuxième aspect intéressant est la force de la suggestion. Car au final, la violence est très peu décrite. Seules les conséquences de cette dernière sont mises en scène quand, au détour d'une page, on découvre la mutilation qu'a subi l'un des enfants ou encore les séjours réguliers de la mère à l'hôpital... Le lecteur se fait donc des films dans sa tête et perçoit la brutalité du père selon sa capacité à concevoir une telle violence.

Le troisième aspect est la nuance qu'introduit Chimamanda Ngozi Adichie dans la description de ces personnages. C'est assez étonnant parce qu'autant Eugène est un homme altruiste, un homme engagé et d'une certaine manière désintéressé comme on aimerait en voir beaucoup plus sur le continent africain, autant la figure différente qu'il exprime en famille révèle la complexité de l'homme. L'écrivaine d'ailleurs se refuse à faire de lui le monstre absolu. Car en même temps, il est un homme qui a besoin d'être entouré par sa famille, un homme qui reproduit un modèle d'éducation sans le questionner l'ayant subi lui-même terrorisé dans son adolescence. Il est convaincu d'agir par amour pour ses enfants. 

Le quatrième aspect est cette analyse des deux modèles d'éducation qui atténue la critique sur un certain  catholicisme. Car si les missionnaires ont fait d'Eugène, un homme légèrement déjanté, Tantie Iféoma, soeur du père, tante de Kambili, veuve catholique, élève ses enfants dans un modèle plus souple, moins répressif et laissant plus de place à l'émancipation des cousins et cousines de Kambili et de Jaja. L'intolérance d'Eugène (le père) par rapport à Papa Nwukku, grand père anamiste de Kambili m'a fait penser à un remake du célèbre roman Un monde s'effondre de Chinua Achebe.

  
C'est un roman qui ne perd pas son rythme et je dois dire qu'il y a une telle maturité pour une aussi jeune auteure au moment de la parution que j'ai été bluffé quoique déjà prévenu. Son second roman, L'autre moitié du soleil n'a pas la même densité, bien qu'il soit également un bel objet littéraire. Vous l'aurez compris, j'ai kiffé. Et je ne vous parle même pas du final...

Bonne lecture!

Livre de poche, 352 pages, traduit de l'anglais par Mona Pracontal

Voir les chroniques nombreuses de ce roman :

Voir également, la chronique des palabres autour des Arts consacrée à ce roman :

vendredi 18 novembre 2011

Kossi Efoui, invité d'Afriqua Paris, ce 28 novembre 2011

Rencontre, échanges avec Kossi Efoui  romancier et dramaturge à l'occasion des représentations de sa pièce Oublie !   Rendez-vous lundi 28 novembre de 19h à 21h  à l'Albarino Passy, 4 rue Lekain 75016, en entrée libre.  Cette rencontre aura également pour invitée Pénélope Duchaufour, spécialiste de l'œuvre de l'auteur et sera animé par Penda Traoré et LaRéus Gangouéus, blogueur littéraire avec la participation de la compagnie Théâtre Inutile


Kossi Efoui - source photo OIF

Kossi Efoui est né en 1962 à Anfouin (Togo), sa participation au mouvement étudiant des années 1980, durement réprimé par le régime, l'a conduit à se réfugier en France. Titulaire d'une maîtrise de philosophie obtenue à l'Université du Bénin (Togo), passionné de théâtre, il a remporté le grand Prix Tchicaya U Tam'si du Concours théâtral interafricain de RFI en 1989 avec Le Carrefour (L'Harmattan, 1990). Il a publié plusieurs pièces dont certaines ont été jouées sur les scènes européennes et africaines : Récupérations (Lansman, 1992), La Malaventure (Lansman, 1995), Que la terre vous soit légère (Le Bruit des autres, 1996). Déjà auteur d'un premier roman, "La Polka" (Le Seuil, 1997), "La fabrique des cérémonies", publié en 2000 au Seuil, l'a consacré auprès du grand public comme une des grandes voix de la littérature africaine contemporaine. (source Africultures.com).  Son troisième roman, Solo d’un revenant a obtenu plusieurs prix internationaux parmi lesquels peuvent être cités Le Prix Ouest-France/Etonnants voyageurs et le Prix Tropiques 2009.

Les représentations de la pièce Oublie ! auront lieu à l’Etoile du Nord, Paris (75018), les 29, 30 novembre et les 1er, 2, 3 décembre 2011. Le texte est publié aux éditions Lansman. 


Restaurant Albarino Passy, 4 rue lekain 75016 Paris – Métro : La Muette (ligne 9) / Passy (ligne 6) / RER : Boulainvilliers / Réservation : 01 44 96 74 78 / 06 75 32 58 42 ou albarino.passy@wanadoo.fr Infos, horaires et carte sur le site Internet : http://www.albarinopassy.com

mercredi 9 novembre 2011

Jacques Roumain : Gouverneurs de la rosée

En préparant une rencontre littéraire récemment, je me suis replongé dans ce roman phare de la littérature haïtienne. Gouverneurs de la rosée. Il faut dire que roman fut la première œuvre haïtienne dont j’entendis parler dans ma prime adolescence avec la Tragédie du Roi Christophe d’Aimé Césaire. Et pour cause, le texte fut plusieurs fois adapté au théâtre à Brazzaville et j’imagine à Pointe-Noire. Disons qu’avec la marmite de Koka M'Bala de Guy Menga, on avait là trois pièces de théâtre que le commun des mortels sous le Congo marxiste-léniniste avait forcément entendu parler dans la capitale, Brazzaville.

Quand je lus pour la première fois ce roman, je compris la force du propos, la passion communicative de Jacques Roumain et surtout pourquoi il faisait sens à des milliers de kilomètres de Port-au-Prince et de la paysannerie haïtienne.

Ce roman commence par un coumbite. J’ignore si cette pratique existe encore en Haïti, mais dans l’univers de Roumain, il est une forme d’organisation collective du travail de la terre des paysans de Fonds rouge, un bled à l’intérieur du pays. Mais l’eau manque. La déforestation intempestive des mornes a pour conséquence la raréfaction des points d’eau. Les gens dépérissent, ceux qui le peuvent, partent. C’est dans ce contexte que Manuel revient dans son village, après avoir passé quinze ans à travailler à Cuba, et qu’il retrouve ses parents désespérant de le revoir un jour. A la question cruciale de l’eau pour les terres à cultiver, s’ajoute le problème de profondes divisions dans ce patelin à cause d’un crime de sang qui pèse sur les consciences et nourrit les rancœurs des habitants. Manuel va s’atteler à découvrir une source d’eau pouvant irriguer les terres des habitants.

Je commencerai par dire qu’à la relecture, ce texte m’a paru très classique dans sa forme, dans la construction de la trame de cette tragédie, la mise en scène quelque peu manichéenne des personnages de son roman. Le retour, l’amour, la jalousie, la division et la tentative de réconciliation sont des thèmes récurrents que Jacques Roumain manipule avec dextérité pour mieux faire le portrait de cette paysannerie haïtienne. Parce que dès l’entrée en scène de Manuel, le lecteur sent ce qui va se passer.

Et je pense que ce qui différencie ce livre d’autres romans haïtiens, c’est cet amour pour le monde qu’il décrit, ce sont ces petits moments chargés d’émotion qui peuvent être universellement ressenti tels que l’attente d’une mère, les retrouvailles avec son fils unique, la conquête de l’être désiré, le rêve et la passion pour l'atteinte d'un objectif… Je ne peux malheureusement être exhaustif sans déflorer ce roman.

Jacques Roumain porte un regard très intéressant sur le retour au bled, le contexte du retour, le regard extérieur qu’apporte celui qui est parti. Manuel a un regard neuf, perçu comme rebelle tant par les autorités administratives que par les divinités de la place. C’est d’ailleurs assez surprenant que Gouverneurs de la rosée est l’un des premiers romans que je lis et qui ose une critique du vaudou.

La haine, la vengeance entre les habitants. L'eau sera perdue. Vous avez offert des sacrifices aux loa, vous avez offert le sang de poules et des cabris pour faire tomber la pluie, ça n'a servi à rien Parce que ce qui compte c'est le sacrifice de l'homme. C'est le sang du nègre. Va trouver la réconciliation, la réconciliation pour que la vie recommence, pour que le jour se lève sur la rosée.
Page 164, Editions du Temps des cerises

On a le sentiment quand on connait un petit peu l’histoire d’Ayiti que Gouverneurs de la rosée dépasse très largement le cadre de Fonds-Rouge pour mettre en scène la complexité de la construction à l’époque d’un pays en proie à de profonds clivages sociaux, déchiré humainement et oppressé par des catastrophes naturelles (ici, la sécheresse et la désertification des mornes). Manuel prend le parti d’aller à l’encontre des haines viscérales pour rassembler et mener à bien son projet d’adduction d’eau qu’une communauté du village ne saurait réalisée seule. La survie dépend de cette unité et de cette capacité à faire don de soi.
Ce roman parle encore aujourd’hui, j’imagine aux haïtiens, mais aussi à tous ceux qui rêvent un jour de reconstruire quelque chose sur une terre qui leur est chère. Jacques Roumain n’y va pas par quatre chemins, il y a un prix à payer, une compréhension et une remise en cause du système de valeurs qui conditionne les hommes de la terre à reconquérir. Un projet clair, une pédagogie, la constitution d’alliés pour atteindre l’objectif, de l’amour pour la terre et ses hommes…


Allez, je vous avouerai que le romancier haïtien a réussi à m’arracher une petite larme. Mais au-delà de l’émotion que le lecteur cherche parfois dans une œuvre littéraire, le message fort qui reste est l’idée que tout est possible pour celui qui croit en son rêve.

Jacques Roumain a écrit un livre qui est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu'il est sans réserve le livre de l'amour.Toute la vie, toute la doctrine, toute la passion de Jacques Roumain semble avoir pour dimension première l'amour.Jacques-Stephen Alexis

Bonne lecture,

Editions du Temps aux cerises,
1ère parution en 1944, 202 pages
Voir également les chroniques sur Le passe mot, du Carnet de Sel

samedi 5 novembre 2011

Palabres autour des Arts : La bande dessinée et la littérature pour enfant

Le mois dernier, le restaurant Le Loyo recevait de nouvelles palabres autour des Arts. Le sujet était cette fois-ci centré sur la bande dessinée et la littérature pour enfant avec un regard afrocentré sur cette production singulière mais réelle de la BD africaine. Le maître de cérémonie, Joss Doszen, griot, modérateur et polémiste hors pair une artiste camerounaise complète, Joëlle Esso, peintre, illustratrice, musicienne, comédienne, etc. Quand deux conteurs se rencontrent...  Joëlle Esso présentait pour l'occasion une bande dessinée Petit Joss et un objet littéraire non identifié à faire découvrir aux adolescents qui permet de découvrir la lignée de Pouchkine, père de la littérature russe moderne, dont le grand-père Abraham Hannibal fut arraché à sa terre natale du côté du Cameroun en 1703. L'artiste revient sur son projet culturel autour de l'itinéraire d'Abraham Hannibal en partant du Cameroun, en passant par Constantinople, en Russie naturellement et dans les pays  que ses responsabilités russes l'ont conduit à visiter. 



Présentation des bandes dessinées
Dans la deuxième phase du roman, Aurore et Joss présente plusieurs bandes dessinées produites par auteurs     souvent d'origine africaine ou mettant en scène des sujets liés à l'histoire africaine. Une belle occasion pour préparer Noël  qui arrive à toute vitesse. Bonne écoute et faites suivre l'article dans vos réseaux ! 
 

A noter que la prochaine rencontre qui aura lieu le 22 novembre 2011, sis au 18 rue Bachelet, Restaurant Le Loyo dans le 18 arrondissement, l'invité palabreur sera Jacques Dalodé pour Ses Brèves nouvelles du Bénin et le fil conducteur de la soirée sera : On ne meurt pas toujours de sorcellerie. Rien que ça. Entrée libre (prévoir une conso).

Pour plus d'info, consultez la page Facebook des palabres autour des Arts.
L'ensemble des vidéos de ces palabres sans fin sont consultables sur Dailymotion.
Pour en savoir plus sur Joelle Esso, voir son très beau site Internet