Hampâté Bâ a été un auteur incontournable pour des générations d’élèves congolais. Et pour cause. Son fameux roman L’étrange destin de Wangrin a fait rire nombre de collégiens à Brazzaville ou à Pointe-Noire. Pour le plaisir, peu avant la création de ce blog, je me suis procuré ce classique de la littérature africaine pour me replonger dans ces années de collège et surtout relire l’itinéraire de cet homme exceptionnel que fût Wangrin sous la période coloniale.
Un ami vaudois connaissant mon intérêt pour la littérature africaine m’a offert l’an dernier le premier volet du récit autobiographique d’Amadou Hampâté Bâ, Amkoullel l’enfant peul. Bon choix et je l'en remercie. Koullel fut au début du siècle un des griots de la cour de son père. A cause de son intérêt dès l’enfance pour les contes et cette tradition orale, Amadou fût affublé de ce pseudonyme. Enfant peul ? Oui, mais pas seulement. Fils d’Hampâté Bâ, descendant des fondateurs de l’Empire peul du Macina et d’une notable peule, le jeune Amadou est également élevé par Tidjani Thiam, un aristocrate toucouleur.
Ce livre publié après la disparition du romancier malien en 1991, est une occasion d’immerger dans cette période de grande bascule qu’a constituée la colonisation. Hampâté Bâ commence son récit par le témoignage de figures familiales comme cette mère servante que fût Niélé par exemple lui raconte l'histoire de son père. Le contexte sociopolitique qui entoure sa naissance est ainsi posé, le portrait de son père qui a échappé à la répression féroce des Tall est apporté avec celui de sa mère ou de sa grande tante paternelle pour ne citer que ces personnages hauts en couleur.
C’est une description d’une aristocratie peule altière, à cheval sur ses principes, sur des questions d’honneur, d’orgueil. Amadou Hampâté Bâ offre, au travers de l’histoire de sa famille, de conduire le lecteur dans la complexité des rapports entre toucouleurs et peuls, la subtilité des liens n’étant décelable que par un regard acéré.
Il s’agit d’un récit. Celui d’Hampâté Bâ sur sa jeunesse, sur sa famille avec le parti pris de présenter la face grandie de ces individualités qui ont façonné sa personnalité. Il ne porte aucun jugement sur cette femme si forte que fut sa mère sur laquelle les oracles d’un marabout prévoyaient moult malheurs dont elle se redresserait toujours avec force et dignité. Il retient de ses servantes, la figure glorieuse d’un père qui renonça à l’élévation après la persécution pour honorer une dette d’honneur à l’égard de l’homme qui le protégea.
Hampâté Bâ est né vers 1900. Ses années d’enfance sont celles aussi de l’infiltration des transformations sociétales avec les avancées du colonialisme français dans ces terres d’Afrique de l’ouest. Les premières compromissions des autorités locales avec le nouveau pouvoir. Et le bagne pour ceux qui mettaient trop de zèle à défendre leur honneur et leur valeur. C’est l’enfance d’un futur globetrotteur. Entre Bandiagara et Bougouni en pays bambara, Mopti ou Kati, Djenné, Bamako ou Ouagadougou.
Les différentes chroniques de l’auteur malien permettent de découvrir entre autres les associations de jeunesse dites waaldés chez les peuls, mais que l’on retrouve également dans toutes les communautés qu’il a côtoyé. Ces bandes de jeunes souvent créées grâce à l’influence de sa famille, ressemblent à n’importe quel groupe d'adolescents d'aujourd'hui, avec toutefois des formes d’organisation très codifiées.
Dans ce texte, le lecteur comprendra l’essence de la passion d’Hampâté Bâ pour les traditions orales, lui qui profitant des grandes veillées dans la cour de ses pères, s’est abreuvé à la source des grands conteurs de cette région. « Un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » disait Hampâté Bâ. Fort de ce constat, le malien aura pris soin de laisser par écrit aux futures générations ses souvenirs d’une enfance peule au début du siècle dernier. La bibliothèque n'a pas brûlé. Un récit magnifique porté par une écriture maîtrisée et agréable.
Bonne lecture !
Amadou Hampâté Bâ, Amkoullel l'enfant peul
Edition Actes Sud, 1ère parution 1991, 1992. Collection J'ai lu, 447 pages
Voir le commentaire d' Encres noires































15 commentaires:
Tu viens souligner une fois de plus mon ignorance dans le domaine de la littérature africaine. J'avoue n'avoir rien lu de cet auteur africain incontournable. Je retiens pour ma part que mieux que le roman - pour ne pas dire la fiction - ce sont les oeuvres autobiographiques que doivent penser à laisser ceux qui doutent de leur talent de conteur ou narrateur. Ecrire pour témoigner de sa réalité quotidienne sert toujours. Oui, mais aux générations futures. Même quand - comme tu relèves ici - la subjectivité fait de temps à autre irruption dans l'oeuvre.
Un chef d'oeuvre!
Un chef d'oeuvre!
Un chef d'oeuvre!
Lire absolument la suite "Oui! Mon commandant" où, malgré des mérites qu'ils trouve à la coloniale (chacun a sa vision des choses, mais bon...) la Bibliothèque qu'est cet auteur nous tient en haleine du début à la fin de son livre!
IN-DIS-PEN-SA-BLE!!
O.G.
@ St-Ralph,
Le choix de brosser un vision grandie de ces figures familiales est surement subjectif. Mais, il est intéressant de constater qu'il ne nuit pas à l'ouvrage. Ces personnages restent crédibles. C'est juste qu'à un moment donné, tu te dis : "mais il se refuse à explorer les tares des ces personnages...", et puis tu oublies, parce que ce n'est pas important...
@ Obambé,
C'est intéressant que tu relèves les mérites qu'il trouve à la colonisation. Dans une phrase d'"Amkoullel, l'enfant peul,", Hampâté Bâ explique que la colonisation a eu des aspects positifs, en particulier l'apport incontestable de la langue française comme moyen de communication entre plusieurs communautés. Il est difficile de contester ce point de vue, puisque les enfants du Congo peuvent découvrir la trajectoire de l'enfance peul d'Amkoullel par ce biais.
Mais en même temps, l'ensemble de son livre est une plaidoirie contre la colonisation. Amkoullel est l'occasion de voir les changements, la destructuration des sociétés africaines, par l'école, la répression militaire, la guerre de 14-18, etc.
Tu l'as dit Gangoueus, il aborde très bien ces thèmes et je ne peux que l'en féliciter et l'en remercier plus encore. Mais il est vrai que son éloge de cette partie de la colonisation m'est restée comme un scorpion en travers de la gorge, impossible à avaler.
Si le colon nous a apporté sa langue, ce n'est pas pour nous aider, mais plutôt pour ses besoins à lui, sans ça, son oeuvre "civilisatrice" (sic!) aurait été rendue beaucoup plus compliquée, voire impossible. Avant l'arrivée du colon, nous communiquions, d'une manière ou d'une autre. Voilà pourquoi ça ne passe pas, cette chose, en tout cas pour moi.
Mais je recommande malgré tout de le lire car c'est un plaisir immense.
O.G.
Merci Gangoueus d'avoir posté un billet sur ce CHER Hampâté Bâ !
Pour ce qui est de la langue française comme effet positif de la colonisation, cela m'est resté longtemps en travers de la gorge aussi. Mais je me suis rendue compte en fait que ce n'est pas l'imposition de cette langue à l'école par le colon qui en soi constitue un effet positif. Il s'agit plutôt de prendre les effets qui ne peuvent être que négatifs de la colonisation et, par notre travail de récupération de nos identités, de TRANSFORMER ces effets négatifs en effets positifs. Comme dans l'art martial de l'aïkido, lorsqu'on absorbe l'énergie de notre attaquant pour la retourner contre lui - puisqu'on a pas réussi à empêcher l'attaque et que le coup est déjà donné. Et c'est ce que Hampâté Bâ fait quand il écrit en français des témoignages à laisser aux générations futures. Comme St-Ralph et toi-même le dîtes, après au moins, la bibliothèque n'a pas brûlé ! Il s'agit de se dire en tant qu'Africain, maintenant que nous avons hérité du français, que pouvons-nous en faire qui ne nous apporte que du bien et qui éventuellement nous rendrait plus solide comme peuple et juste comme humain ? L'essentiel est de mener à côté un combat contre la disparition de nos langues nationales. Aux Pays-Bas par exemple, le gouvernement paie des chaînes de télévision anglophones et les met au service du public pour que la nouvelle génération soit parfaitement bilingue car le néerlandais n'est pas de grand secours dans un univers économique mondialisé (bon ok, l'anglais au moins c'est européen aussi), mais à côté de cela, il préserve aussi autant que possible cette langue propre aux Pays-Bas. Parce que une langue c'est aussi un outil, et dans ce sens les Africains pourraient très bien se montrer très pragmatiques et s'approprier tout ce qui peut servir leurs intérêts.
Au passage, merci Gangoueus de faire ta part dans la transformation de l'énergie négative du français en énergie positive dans ce blog !
Salut Ndack!
Je ne sais pas pourquoi dès la critique, par Obambé, de Bâ sur cette question linguistique, j'ai attendu ta réplique. C'est avec un sourire que je l'ai rencontrée. Mais ta chute n'est pas où je l'attendais. Car, je ne sais plus si c'est dans "L'étrange Destin de Wangrin" ou dans "Amkoulel" (ses seules oeuvres que j'ai lue), qu'il relativise l'importance de ce facteur unificateur du français. Car explique-t-il, imposer sa langue n'était pas pour les conquérants africains un outil de domination particulièrement usité. En revanche, les populations étaient ordinairement polyglottes. Ce fait est à ce point vrai que quand je considère la génération de mes père et mère, ils sont parlent tous plusieurs d'une langues camerounaises. Il est de ce fait faux de penser que l'Afrique a attendu la colonisation pour se parler au-delà de l'ethnie. La langue unificatrice a juste l'avantage d'éviter d'entretenir trop de parlers et a un avantage sélectif dû au nombre de pratiquants.
Salut Ségou,
Toujours un plaisir de te lire !
Non, je ne pense pas du tout que l'Afrique a attendu la colonisation pour se parler au-delà des ethnies. Dans le cas de l'Afrique de l'Ouest par exemple, au sein des empires qui se sont succédés (du Ghana, du Mali, du Songhai...) les populations ont voyagé à travers les différents royaumes des empires, ont échangé intellectuellement, ont fait du commerce et un des ronds points très fréquentés était la ville de Tombouctou. Dans l'empire du Mali, il y avait une structure bien définie et des documents institutionnels comme la Charte du Manden reconnue par tous les royaumes. L'équivalent du parlement, ils connaissaient déjà. Pour dire... Donc en Afrique de l'Ouest par exemple, nous n'avions pas besoin des langues coloniales.
Toujours est-il qu'elles nous sont tombées dessus et que dans un monde où personne ne peut plus se permettre de penser de manière isolée, nous ne pouvons pas nous lever et dire que le français et l'anglais, qui sont de par l'histoire les deux langues officielles de tout échange international ne nous sont pas ou plus utiles en Afrique. En se les appropriant convenablement, nous pouvons réussir de grandes choses à une plus grande vitesse. Parce que lorsque je regarde l'histoire de l'Afrique, nous prenons tellement le temps d'être sage et de négocier... La vitesse de réaction et d'exécution s'est important quand on a des ressources convoitées par d'autres dans ce monde.
Je sais par exemple qu'au Sénégal, à l'heure actuelle encore, une très importante partie de la population est encore analphabète en lettres occidentales et ne parle ni français, ni anglais. Cela n'empêche pas à certains d'être des intellectuels et des penseurs pour leur société dans leurs langues nationales, ni à d'autres d'êtres des travailleurs dans le secteur dit informel, de voyager dans la sous-région, de parler plusieurs langues africaines, par tradition et par survie. Car pendant que l'élite discute, les populations font elles l'union africaine au quotidien dans l'informel. Difficilement, mais quand même. Seulement si un wolof parle aussi bambara, peul, diola et serer, donc 5 langues de la région, je doute qu'il parle aussi une langue de l'Afrique de l'Est ou du Sud. Pourtant il serait utile que certains d'entre nous puissent échanger sans problème d'interprétation avec d'autres de n'importe quelle région d'Afrique, sans compter le reste du monde. Je suis aussi pour donner si possible dans chaque région une grande importance aux langues nationales même ou plutôt "surtout2 à l'école - mais ça c'est un autre débat (je compare avec la langue arabe au Maghreb par exemple, ce qui n'empêche pas les étudiants de parler aussi français et/ou anglais) et il s'agit d'un autre travail.
Mon point est qu'officiellement, nous ne pouvons pas retourner en arrière, il faut prendre en compte toutes les variables qui vont constituer l'avenir et je ne pense pas que le français ou l'anglais en Afrique et dans le monde n'auront pas leur place dans cet avenir, ne serait-ce que par pragmatisme.
A+ !
Hello Ndack!
La chute que j'ai attendue précédemment, c'est le premier paragraphe de ta dernière réaction. Pour le reste, je ne milite bien sûr pour aucun passéisme naïf... juste pour une reprise d'initiative sur les priorités de notre continent.
Je le lirai, ce beau billet ne me laisse pas le choix!
Allô Segou ! (c'est Hello en français québécois :o) )
On se comprend donc ! À propos de passéisme, il m'arrive parfois de comprendre ceux qui y adhère dans mes moments de nostalgie, quand on met la rationalité de côté et que c'est le cœur qui parle... Quand je vois de grand film hollywoodien sur les légendes et l'histoire occidentale comme "Troie", j'ai juste une envie, trouver quelqu'un qui connaît bien l'histoire d'une région de ce continent et qui pourrait produire un excellent scénario et présenter le tout à un Steven Speilberg (on se souvient de Amistad mais cela reste américain), Spike Lee, Danny Glover (qui s'intéresse à un film sur Toussaint Louverture), etc. Car enfin, l'histoire de l'Afrique est aussi parti intégrante de l'histoire du monde. Avec tous ces témoignages laissés, il doit y avoir moyen de faire quelque chose... C'est un de mes rêves éveillés !
@ Ndack,
Au sujet de ma contribution à la récupération du français (rires), j'ai pensé il y a quelques temps à produire une version en lingala de mon blog(langue nationale aux Congo). Cela m'a paru après réflexion une initiative vaine. J'envie les tanzaniens dont toute la blogosphère est produite en swahili. Ce qui signifie qu'il y a un lectorat dans cette langue. Le seul problème est que je suis condamné à comprendre cette langue pour saisir la dynamique de cette blogosphère tanzanienne.
@ Ségou et Obambé,
J'aimerai insister sur le fait qu'Amkoullel est polyglotte. Avant l'apprentissage du français, il maitrise le peul et le bambara et il sait lire en arabe (sans comprendre un mot). Ce qui soutient la thèse de Ségou. Il faut toutefois remarquer que l'enfance d'Hampâté a été faite de nombreuses pérégrinations.
Une anecdote :
Dans ma famille maternelle, la seule maman (tante maternelle pour être plus clair) qui n'a pas été scolarisée est celle qui parle le plus de langues parmi ses lettrés de frères et soeurs, près d'une dizaine de langues, dont l'arabe et naturellement le français. Je pense toutefois que c'est un don.
Encore une fois, je ne sais pas ce que cela donne dans les autres livres d'Hampâté Bâ, mais dans celui-ci, la phrase de l'auteur relevant l'aspect positif de la langue français au coeur de la colonisation, manque d'enthousiasme. Comme si l'auteur s'est senti obligé de la glisser.
Dommage qu'on ne puisse lui poser la question.
@ Tania, je te souhaite une bonne lecture!
"J'aimerai insister sur le fait qu'Amkoullel est polyglotte."
En effet, Gangoueus, il est polyglotte comme nombre de nos aînés de cette génération. Même s'il aurait pu être le père de mes parents, les miens aussi ont reçu ce côté, en héritage, le multinguisme. Ce qui se perd de plus en plus, je trouve.
Pour en revenir à un autre aspect que tu soulèves, concernant le ton doucéreux, édulcoré (c'est moi qui utilise ce mot) pour mettre en avant cet aspect, je pense qu'un travail mérite d'être fait un jour (si cen'est déjà le cas) sur l'oeuvre de cet homme et c'est là, à mon avis, qu'un homme de lettres (au sens pur du terme) se distingue d'un homme qui combine et les lettres et les sciences dites dures, dites exactes. Dans la 2e catégorie, la rigueur scientifique n'aurait pas, à mon avis, autorisé ce genre de choses.
O.G.
Salut,
je suis contente d'être tombée par hasard sur ce débat sur Hampâté Bâ et la langue française.
Bien que défenseur de la langue française pour la communication entre peuples africains et le reste du monde, il faudrait rappeler qu'Hampâté Bâ a énormément travaillé pour la sauvegarde des différentes langues africaines. Il a développé plusieurs travaux (à partir des années 60)afin d'établir un alphabet unifié pour qu'elles s'utilisent davantage à l'écrit. Si vous avez l'occasion, lisez Aspects de la Civilisation Africaine de l'auteur, c'est très intéressant.
Pour ce qui est de l'utilisation du français, c'est sûr que la question n'est pas simple. Beaucoup ont critique la négritude qui a choisi le français comme langue d'expression de la culture noire et africaine. Dans l'Orphée Noir, Sartre parle du paradoxe linguistique de la négritude qui utilise la langue du colonisateur pour mettre en avant la valeur et les spécificités de la culture africaine.
En fait, je suis d'accord avec l'idée qu'il faut à présent adapter, transformer, et s'approprier de la langue française puisqu'elle est déjà présente en Afrique.
Je suis moi-même Brésilienne, et dans mon pays les langues d'avant la colonisation ont toutes pratiquement disparues, ce qui est une énorme perte culturelle. Cependant, la langue portugaise que nous parlons et nous écrivons n'est plus la même que celle des portugais qui nous ont colonisés.
Dans les années 1920, un groupe d'artistes et d'écrivains a créé le mouvement "anthropophage". L'idée c'était d'avaler et de digérer les apports culturels des différents peuples qui se sont mélangés tout au long de l'histoire du pays(populations autochtones,portugais, africains venus avec l'esclavage, immigrants...), pour réfléchir et en faire notre propre culture, notre propre langue.
Bonjour Fernanda,
Tout d'abord, comme disent les anglophones : Welcome!
Merci pour cette contribution au débat.
Je ne doute pas un seul instant qu'Hampâté Bâ ait été un défenseur des langues locales africaines. Son récit en parle suffisamment. Je pense que dans son for intérieur, il n'y a pas d'autres choix que de composer avec cette langue coloniale qui malheureusement établit des ponts très larges vers d'autres populations et cultures africaines.
Après tout est dans la réappropriation de la langue. Dans le désir de se défaire de ses règles, de son diktat. J'aime bien qu'en Alain Mabanckou par de déstructurer la langue française pour la faire renaître. On remarque de plus en plus d'auteurs africains se sortent d'un certain classicisme pour les parler leur personnage avec la langue adaptée.
Je pense pour les plus anciens à Kourouma et pour les plus récents à Nganang, Mabanckou, Iweala Uzodinma, etc.
Affaire à suivre et à faire suivre
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