dimanche 28 juin 2009

2 ans de plus et la réponse à l'ivrogne...

L’an II est arrivé. Une très grande joie m’anime en commençant la rédaction de ce billet.

La vie d’un blog est tellement éphémère que lorsque l’on rempile pour une nouvelle année, la nécessité de faire un plein de calories s’impose. Pas de bilan cette année, j’en ai déjà réalisé un en début d’année. Par contre, des remerciements adressés à tous les lecteurs de ce site, tous les intervenants, et aux sites qui nous font découvrir des livres comme Babelio, Michel Lafon, Chez-les-filles. Ne vous méprenez pas, la majorité des ouvrages présentés sont payés de ma poche. Pour le reste rendons à César ce qui est à César. Un grand big up à toute la famille de blogueurs tant de lecture que celle touchant à l’Afrique qui passe par ici, m’intégrant ainsi dans la grande famille du Web.

Après, cette séance de dédicaces, j’ai à cœur d’apporter ma vision sur la lecture et de sa nécessité. Je réponds ainsi à l’interpellation de l’homme éméché de Champigny : Mon frère, pourquoi lis-tu ?

J’ai lu avec intérêt nombre de vos interventions sur la question. Je ne ferai pas de synthèse et comme promis j’éviterai toute forme de plagiat même si la tentation est grande vu les convergences d'opinion.

La première idée qui m’est venue était d’expliquer à mon frère de Champigny, le plaisir que me procure la lecture d’un bon roman. Pour moi qui passe mon temps à lire dans le RER, échapper à la longueur d’un trajet quotidien est une opportunité inestimable. 1 heure minimum. Je ne me pète pas les tympans à écouter un MP3, je m’évade quand mon train patine, prend des secondes, des minutes de retard et que les sautes d’humeur se font de plus en plus entendre dans la rame. Je vais au Congo, à Antigua, au Salvador et, le temps d’une légère dissipation, je retrouve les paysages franciliens. Je m'évade.

La seconde idée est celle de la rencontre. Avec le désir d’écouter ce que l’autre propose. Ce qu’il a expérimenté. Ce qu’il a observé. Le lecteur écoute, analyse parfois, comprend sans forcement accepter. Lire un livre, c’est s’immiscer dans l’univers d’autrui, dans le dédale de ses pensées, les errements de sa conception du monde. A ce sujet, j’aime le point de vue de Fatou Diome exprimé aux rencontres d’encre et d’exil de Beaubourg en décembre dernier : « l’écriture est le temps du huis clos entre moi et le lecteur, temps où je pourrais exprimer mon point de vue dans sa globalité ». Je paraphrase. Le marginal qu’est souvent l’écrivain, l’incompris peut ainsi pousser son cri, faire entendre sa différence, mettre en scène son indifférence, sans être interrompu. Il peut également saouler son lecteur. A lui de bien mener sa barque. Cette rencontre se réalise avec des contemporains, mais également avec des hommes et des femmes d'autres siècles. Quelle opportunité!

La difficulté que j’ai eue avec mon frère de Champigny, c’est le refus d’échanger, d’entendre mon point de vue. Seule sa vérité, son expérience comptait. Or il me semble que la lecture est un temps où on reconnaît que l’autre peut nous apporter quelque chose. Pourquoi ne pas se nourrir d’une autre expérience pour ne pas reproduire les mêmes erreurs ? Ce que notre humanité répète incessamment sous des formes différentes, mais sur le fond, si on lisait plus, il y aurait moins de guerre, moins d’inceste, moins de violences, moins de divorces et ça se saurait. Permettez-moi de rire.


La lecture n’est pas seulement un temps d’altruisme, un temps où le lecteur donne à l’auteur et à son texte l’occasion d’exister. Il y a une part égoïste qui se réjouit sur le style d’une lettre, le plaisir d’une belle formule, la recherche d’un indice, d’une clé pour comprendre un auteur, un échange de bons procédés qui échappe au non-lecteur. Les joies du lecteur sont multiples. Je pense vous avoir traduit les miennes. La liste n’est cependant pas exhaustive.

Cher ami de Champigny, peut-être lirez-vous un jour cet article. Vous m’avez filé du fil à retordre. Peut-être que ces quelques mots vous satisferont

Bien à vous !

samedi 27 juin 2009

Une soirée sur le web


Je discutais sur le web avant-hier soir avec une amie lorsqu’elle me dit :

“On annonce le décès de Michael Jackson”.

L’esprit mal tourné, j’ai tout de suite pensé à un canular. Mieux, à un de ces coups d’éclat médiatique dont Michael Jackson avait le secret au faîte de sa gloire. Après tout, créer un buzz peu de temps avec le début de sa série de concerts à Londres pouvait le remettre dans l’actu.

Je fouillais les infos sur la Toile, une heure après la première annonce elles étaient toutes au conditionnel. Idem, sur les chaînes d’info continue, sauf que la certitude s’imposait de plus en plus au fil des minutes.

Le king est mort. Je le sais maintenant. J’ai tout de suite eu envie d’écouter son œuvre. Mais ma compil a disparu depuis belle lurette. Un visiteur bien intentionné , de son point de vue, n’a pas résisté à la tentation de me le chaparder. Heureusement, il y a Youtube. Je ne résiste pas, je regarde les clips révolutionnaires de ce show man hors pair. On oublie les frasques, les scandales qui ont terni les dernières années de Michael Jackson. Là, sur la Toile, je suis confronté au génie d’un homme qui a enflammé sa génération, a fait chavirer des stades entiers, et soulever des foules hystériques. En regardant ses clips, je refais le constat de l'ouverture de cette musique qu’il a inventé et qui se trouvait au carrefour de toutes les tendances musicales américaines et de la pop internationale.

Cet homme a bercé mon adolescence. Il m’a fait rêver. Son perfectionnisme m’a toujours épaté. Il m’a fait peur aussi. Son être intérieur semblait en proie de profondes contradictions qui sont apparues sur son physique. Sans compter les scandales produits d'une gloire planétaire.

Les évangiles rapportent cette idée :

Que sert-il à un homme de gagner le monde, s’il perd son âme ?

J’espère que tu as gagné la tienne, Michael. Je continuerai à écouter ta musique et à regarder tes clips marqués par ton sens du détail.

Paix à ton âme.
Source Photo Roadside Pictures

mercredi 24 juin 2009

Jamaïca Kincaid : Mon frère


Un bouquin, un roman est marqué soit par le sujet traité, soit par le style, l’esthétique que l’auteur propose. Quand on a les deux, le nirvana du lecteur n’est pas loin. Incontestablement, Mon frère de Jamaïca Kincaid est marqué par un style particulier qui donne une certaine densité à ce roman. Et le sujet n’est pas de tout repos puisqu’elle traite les derniers jours de son frère atteint du VIH à Antigua.

C’est un roman autobiographique. Tous les acteurs sont réels. J’ignore si l’auteur a pris quelques libertés avec la réalité pour que l’on puisse parler d’autofiction. Rien ne le laisse paraître.

L’essentiel du récit porte sur Antigua, petite île britannique des Caraïbes. Devon est atteint du sida, entrain de mourir quand sa sœur quitte les Etats-Unis pour voler à son chevet. Les médicaments du nord qu’apporte la narratrice vont accorder une rémission de ce jeune homme de 33 ans avant son trépas.


La violence de cette agonie, dans le contexte singulier d’Antigua, va conduire Jamaïca Kincaid dans une introspection sur son ressenti mais aussi sur les rapports qu’elle entretient avec cette famille avec laquelle elle a pris ses distances depuis une dizaine d’années.


Ici, l’écriture est une question de survie. L’auteure semble submergée par une vague de sentiments qui se déversent sur la page blanche qu'elle charge de ses écrits avec la violence d’une mer en furie sur la côte. Le ressac est permanent. Les mots sont parfois violents. Des épisodes sont retranscrits, répétés par l’auteur comme pour mieux se purger d’une frustration persistante. Cette manière de narrer, qui pourrait être sous certains aspects agaçante, est la principale qualité de cet ouvrage. Elle porte la contradiction de ses sentiments qui animent l’écrivaine américaine.



Je suis devenue écrivain par désespoir, de sorte que quand j’appris que mon frère était mourant, j’étais familiarisée avec l’acte qui me sauverait : j’écrirais à son sujet. J’écrirais au sujet de sa mort. Quand j’étais jeune, plus jeune que je ne le suis maintenant, j’ai commencé à écrire au sujet de ma propre vie et j’en suis venue à voir que cet acte m’avait sauvé la vie. Quand j’ai appris que mon frère était malade et qu’il allait mourir, j’ai su instinctivement, que pour le comprendre, ou pour tenter de comprendre sa mort, et pour ne pas mourir avec lui, j’écrirais à ce sujet.

Page 184, Edition de l'Olivier, coll. Points


Elle est partagée entre la compassion et la colère à l’endroit de ce frère qui le temps d’une rémission semble avoir des rapports non protégés. Elle regarde l’histoire de la vie de son frère sur cette île qui offre si peu de possibilité. En parallèle, sont décrits les rapports chaotiques avec sa mère. La mère de ses frères. Mrs Drew. C’est selon les humeurs. Véritable rouleau compresseur, cette femme charismatique non dénuée de sentiment et du devoir maternel évolue dans une relation faite d’incompréhensions avec sa fille.


Il me manquait. Le voir souffrir me manquait. Il me manquait d’être navrée de le voir dans sa souffrance, il me manquait de le voir au milieu de quelque chose de grand et d’espérer qu’il en émergerait changé en mieux. Je ne l’aimais pas. Ce que j’éprouvais était peut-être de l’amour, mais n’empêche, même maintenant je ne l’appellerais pas ainsi.

Page 58, Edition de l'Olivier, coll. Points



Ce texte offre un regard intime sur cette famille. Il donne un cliché de la situation du sida à Antigua et le regard que cette société portait dans les années 90 sur ce fléau. Avec un style que l’on appréciera ou alors qui pourra paraître lourd selon l’humeur du lecteur.


Bonne lecture
Jamaïca Kincaid, Mon frère
Edition du Seuil, collection Points, 1ère parution en 2000
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-Pierre Carasso et Jacqueline Huet
Source photo : Promohthree

samedi 20 juin 2009

Nathalie Jomard : Le petit grumeau illustré


Vous seriez tentés de penser en voyant la couverture ci-dessus que je réponds enfin au titanesque défi que Calepin a lancé à la blogosphère de lecture de genre masculin : lire un ouvrage de chick-litt cette année 2009. Plus dur que le challenge ABC.

Que nenni. Même si nous sommes confrontés aux déboires d’une apprentie maman avec son grumeau. Même si la première idée que j’ai eu en découvrant ce sujet, c’est de l’offrir à ma femme. Même si la majorité des conseils que l’auteure semble prodiguer sont destinées à des futures mamans. Ce n’est pas de la littérature pour poulettes. L’expression n’est pas de moi.

Nathalie Jomard raconte une grossesse et l’arrivée de son grumeau dans la vraie vie. Ses premières années. Une maman cool, pleine d’initiative, de créativité qui est confronté au dur labeur de gérer un grumeau.

Grumeau. Justement. Le terme me fait sourire. Pour l’africain qui sommeille en moi, il traduit un problème. Quand vous préparez votre pâte de semoule pour accompagner votre trois-pièces, le grumeau est cette masse ultime de semoule qui ne veut pas se mêler au reste. On s’acharne contre les grumeaux de semoule. On transpire souvent pour les assujettir, avoir une pâte régulière et obtenir un bon plat.

Notre grumeau ici est adorable. Mais il en fait baver à sa charmante maman qui nous livre tous ses états d’âme qui passent de la grande joie à la grosse déprime en passant par tous les sentiments qui peuvent étrangler une maman. Le père est également présent, mais disons, plus discret. Un appel du pied ?

Le propos est intéressant, l’illustration hilarante, une vraie réussite. La mise en page proposée par Michel Lafon est réussie et c’est un livre qu’on a facilement envie d’offrir avec la certitude qu’il plaira.

Pour vous faire une idée, je vous encourage à parcourir le blog de Nathalie Jomard consacré à cet ouvrage. Une merveille. Merci aux éditions Michel Lafon et à Silvana.
1ère parution en 2009
Voir les avis de Zarline, Lou

jeudi 18 juin 2009

Kangni Alem : Esclaves

Il est rare d’être confronté à un buzz sur un événement quelconque suscité par la blogosphère africaine. C’est pourtant ce qui s’est passé sur le blog de l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti, lorsqu’il a produit un article à l’occasion de la sortie d’
« Esclaves » le dernier roman du togolais Kangni Alem. Un ouvrage qui lance une polémique sur la question de l’esclavage sur la côte du Golfe de Guinée et le retour de ceux qui se sont désignés par le terme d’Afro-brésiliens, esclaves ayant participé à des révoltes et ayant été banni du Brésil.

J’attendais la sortie de cet ouvrage depuis plus d’un an après avoir pris connaissance du projet de Kangni Alem lors d’une interview de l’auteur accordée à Africultures en compagnie de Patrice Nganang. Ayant eu le plaisir d’échanger et d’écouter cet auteur de référence dans les lettres africaines, persuader de son exigence et de sa capacité à secouer le cocotier de nos contradictions, je m’attendais à une exhumation peu conventionnelle de la question de l’esclavage en Afrique et des formes de collaboration avec les négociants européens. Les attentes, vous le voyez, furent nombreuses, et elles furent largement comblées.

J’aimerais tout de suite dire que j’ai eu le sentiment que Kangni Alem proposait un approfondissement de la thématique du roman de Maryse Condé, j’ai nommé Ségou, dont la lecture est encore toute fraîche dans mon esprit. Il aura fallu 25 ans pour qu’un intellectuel africain reprenne le flambeau de ce sujet. Maryse Condé proposait plusieurs clichés de toute une Afrique de l’Ouest du début du 19ème siècle en pleine mutation, ravagée par les guerres, l’esclavage interne et la traite négrière.

Le propos de Kangni Alem est circonscrit au royaume Danhomé. Et il choisit de concentrer son attention sur le parcours de l’aventurier portugais Don Francisco Felix Da Souza dit « Chacha » qui a fait fortune grâce au commerce des esclaves par l’entremise de la prise de pouvoir du roi Guézo.

Le personnage narrateur est un prêtre vodoun compromis dans la destitution du roi éclairé Adandozan orchestrée par Chacha et Gankpan. Il appartient à l’élite de ce royaume. Sa participation forcée au complot va entraîner la déportation de sa famille vers les Amériques puis la sienne.

Le prêtre vodoun, sujet dévoué de l’ancien roi, fait une description des intrigues qui règnent dans et autour la cour royale. Il brosse un portrait de l’étonnant personnage Chacha, aventurier portugais solitaire qui va mettre dans sa poche tout un royaume.
Puis il témoigne de sa déportation vers le Brésil, vit l’esclavage sur cette terre lointaine.

Kangni Alem publie un roman passionnant où il réalise la prouesse de mouvoir ses personnages dans un contexte historique extrêmement délicat et finalement très peu connu. Il restitue la situation d’élites africaines confrontées à la pression des négriers, mais également conscients de la saignée de la Traite négrière, en jetant ainsi le pavé dans la mare de la collaboration de certaines élites africaines au trafic transatlantique. Ce qui est intéressant, c’est de constater la nuance qu’introduit l’écrivain togolais. Les situations ne sont ni noires ni blanches. Il souligne également l’action de certaines élites lettrées musulmanes sur le sol brésilien et leurs actions dans l’une des plus grandes révoltes d’esclaves sur le continent américain.


Kangni Alem mène une réflexion sur les fêlures du système traditionnel mais également sur l’absence de cohésion du groupe face à l’adversité et le système esclavagiste mais également sur l’absurdité de la condition humaine qui longtemps après avoir été opprimée s’érige en bourreau et reproduit les violences contre lesquelles elle a combattu comme ce fut le cas de certains afro-brésiliens. Rien de nouveau sous le soleil.

C’est donc un texte qui laisse des pistes passionnantes à explorer et qui, j’espère va susciter des débats vifs à Porto-Novo, à Ouidah, à Cotonou (et, je l’espère, sur les côtes africaines) où l’écrivain semble être attendu de pieds fermes par certains défenseurs de la mémoire de Chacha.


Kangni Alem, Esclaves
1ère parution 2009, 250 pages

Voir l'interview accordé au Figaro ainsi que le blog de Kangni Alem
Critiques de Nathalie Philippe, Bibliosurf, Opoto
Voir également la critique de Viceroy of Ouidah de Bruce Chatwin sur le blog de Zarline
Source photo Kangni Alem : Blog de Florent Couao-Zotti

dimanche 14 juin 2009

Jean-Pierre Brouillaud : Jeu, set et match

Après les émotions suscitées par le sacre de Roger Federer à Roland Garros, j’ai saisi la coïncidence de la nouvelle opération Masse critique du site Babelio pour me plonger dans l’univers d’une autre légende du tennis mondial, j’ai nommé Guillermo Vilas.
Je ne savais pas trop dans quelle galère je m’embarquais en abordant ce premier roman. Le quatrième de couverture n’était pas forcément très prolixe en information. Le cadre du tennis professionnel m’a accroché, pour mon bonheur de lecteur.

Le thème est celui des impacts d’une addiction. Une étrange passion étreint le personnage narrateur qui nous livre ses états d’âme. Depuis son adolescence morne, sans éclats, il voue une adulation sans borne pour le joueur argentin Guillermo Vilas. Peut-être que pour ceux et celles qui ne sont pas au fait de l’histoire du tennis, une précision mérite d’être précisée : Vilas a réussi en 1977 un petit chelem, en remportant trois des quatre tournois majeurs sur une même année. Depuis, seul Mats Wilander, Pete Sampras et Roger Federer ont réalisé cet exploit.

Etrange relation entre un fan et le joueur. Vilas reste cependant en toile de fond de ce roman. Le lecteur découvre comment notre universitaire a réussi à placer cette icône au centre de sa vie, en procédant à la collecte de toutes sortes d'objets touchant de près ou de loin à la carrière professionnelle du joueur. Cette fascination qui dans un premier temps va séduire son épouse va prendre des proportions dévastatrices avec la découverte d’Internet et toutes les possibilités titanesques de cet outil de communication. Notre héros ne va plus en dormir. Son compte en banque non plus.

La descente aux enfers du personnage quoique très instruit dépasse le cadre du tennis et on suit cet universitaire dans ce qui s’apparente de plus en plus à une folie. Il n’a pas les clés de sa tragédie, il la définit comme une marginalité, une quête singulière incomprise par son entourage.

Le propos de Jean-Pierre Brouillaud est clair, les situations burlesques sont quelques peu attendues. Je dirai qu’il n’y a pas de réelle surprise dans l’écriture ou dans la trame de ce premier roman. Mais voilà, on est embarqué dans l’histoire un peu folle de cet homme et comme si elle faisait écho en nous, on a envie qu’il dépasse sa détresse.


Jean-Pierre Brouillaud offre avec beaucoup d’humour, une chaleureuse réflexion sur une forme d’addiction, l’internet et le mode de société dans lequel nous vivons.
Une belle surprise. Bonne lecture.
Source Photo Vilas, Charly W. Karl


livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Jean-Pierre Brouillaud, Jeu set et match

Edition Buchet Chastel, 1ère parution en 2009, 171 pages