Toutefois, le travail de notre anthropologue va focaliser sur le sens d’une affiche fréquente dans l’établissement : « Mary, we miss you ». Son enquête va le conduire à explorer les raisons de l’anorexie soudaine ayant causée le décès de Mary Stern, une jeune étudiante de cette école. Les pistes sont inattendues, l'issue pour le moins ahurissante.
Ce texte plonge le lecteur dans un univers apparemment conventionnel, dans une période critique de l’histoire américaine qui est celle de la réélection de George Walker Bush. Apparemment, disai-je. Plutôt trash en fait. Tellement trash qu’on a dû mal à adhérer au texte de Jocelyn Bonnerave dont il s’agit de la première expérience en tant que romancier.
Il y a une certaine irrégularité dans l’écriture. Les personnages manquent d’épaisseur ou tout simplement l’identification proposée n’est pas possible. Il n’y a pas le fil tenu maintenant une cohérence entre les différentes actions. Comme l’élément déclencheur de l’intérêt de l’anthropologue pour la mort de cette étudiante. Il semble perceptible, logique qu’il règne une atmosphère malsaine autour du décès de cette jeune fille dans ce lieu d’enseignement. Un bon point de départ pour l’analyse d’un comportement de groupe auquel un anthropologue. Mais, elle n’est pas rendue… Rien. Notre frenchie qui a des maux de tête rien qu’à passer de l’anglais au français, se lance dans une enquête improbable.
Bref, une déception pour un sujet qui aurait pu connaître un meilleur sort.
Lu dans le cadre de la rentrée littéraire avec le site Chez-les filles.
Edition Le Seuil, 1ère parution en 2009
169 pages






6 commentaires:
Chroniqué chez moi cette nuit aussi. Mais j'ai abandonné en cours de route...
Chère Stephie, je comprends aisement ton abandon... J'ai dû faire preuve témérité pour aller jusqu'au bout...
Eh bien je suis ravie de ne pas l'avoir accepté ! :D
Je ris. Pas de ta déception. De tbloga chronique "forcée". Un jour, un lecteur de mon blog m'a reproché de parler des livres que je n'ai pas aimés. je suis entré dans un dialogue privé (hum) avec lui(?) et la vraie question me fut finalement posée: pouvais lister les 100 meilleurs romans de mon expérience de lecteur et en parler sur mon blog? J'ai accepté le défi, mais je n'ai pas encore le temps de le relever. De quoi m'occuper pour les cent prochaines années à venir, à raison d'un livre par an... ah, la lecture et ses déceptions relatives.
Pour soigner ta déception, puis-je te recommander une lecture pour cette "rentrée"? Pas Besson, joli thème mais style déplorable, non, plus bouddhique et lointain: LA DURE LOI DU KARMA du Chinois Mo Yan. je rembourse le livre si déception. je te promets, comme dirait mon fils et ceux de sa génération!
@ Leiloona, d'habitude je fais le bon choix, mais je me suis loupé gravement... Je suis heureux pour toi.
@ K.A.
J'ai de la peine à commenter un livre qui ne m'a pas plu. Je me demande si enseignant j'aurai eu du plaisir à coller une sale note à mes élèves. Je sais qu'à la fac des sciences de Brazzaville, certains profs un peu sadiques trouvaient du plaisir à afficher qu'aucun étudiant n'avait pu obtenir leur U.V. (sur une centaine d'éléments). C'est une logique qui me dépasse.
Mais je me dois d'être honnête avec les ami(e)s qui passent par ici.
Merci pour la référence, cher K.A. Vu qu'elle est sensée me soigner de mon calvaire, je te promets un commentaire sanglant sur La dure loi du karma en cas de dépit aggravé :o)
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